NL : FR
 Flux RSS
Arrow Plan du site

Notre mission

' L'AFCN promeut la protection efficace de la population, des travailleurs et de l'environnement
contre les dangers des rayonnements ionisants'.

RADON

Applications des rayonnements en imagerie médicale : les clichés médicaux ne sont pas des photos de famille


Le SPF Santé publique, l'INAMI et l'AFCN ont conjointement mis sur pied une campagne d'information et de sensibilisation dont le but est de limiter le recours aux examens d'imagerie médicale aux seuls cas où ces examens s'avèrent clairement indiqués pour le suivi de chaque patient individuel.

L'AFCN n'est certainement pas opposée à l'utilisation justifiée des rayonnements en médecine, mais, eu égard à sa compétence de protection de la population et des travailleurs contre les effets nocifs des rayonnements ionisants, elle entend contribuer à l'élimination des examens inutiles, qui ne font qu'exposer le patient à une dose de rayonnement et donc à un risque.

Cette campagne baptisée « Les images médicales ne sont pas des photos de famille. Pas de rayons sans raisons. » se décline en affiches et en un site web. Elle s'adresse en premier lieu aux médecins qui prescrivent ou procèdent à des examens d'imagerie médicale en les incitant à faire les bons choix dans chaque cas et en mettant à leur disposition des « guides » qui doivent leur permettre d'apprécier si un examen radiologique se révèle indispensable ou s'il existe une solution alternative (principe de justification).

Par ailleurs, cette campagne s'adresse à chacun d'entre nous : en effet, nous pouvons également contribuer à réduire le nombre d'examens inutiles. Le site web consacré à la campagne regorge d'informations utiles en la matière. Quelques conseils très simples : ne réclamez surtout pas des examens d'imagerie médicale que le médecin traitant ne juge pas indiqués, adoptez une attitude critique mais ouverte lorsqu'un examen radiologique vous est proposé et indiquez au médecin, le cas échéant, les examens que vous avez éventuellement subis au cours de l'année écoulée.

Tendance dans le secteur de l'imagerie médicale

Au niveau mondial, l'utilisation des rayonnements en médecine est à la hausse. Il s'agit là d'une bonne nouvelle dans la mesure où les techniques de la radiographie, de la médecine nucléaire et de la radiothérapie sont désormais également accessibles aux personnes qui, récemment encore, ne pouvaient pas en profiter.

En Europe, cette tendance est bien moins nette et le nombre total d'examens et de traitements impliquant les rayonnements reste relativement stable. On observe, par contre, une évolution au niveau des techniques utilisées puisque les techniques relativement simples comme les radiographies classiques cèdent du terrain aux examens plus sophistiqués ou complexes comme les CT-scans.

Cette évolution présente des avantages considérables en termes d'examen et de traitement, mais elle implique une augmentation indésirable de l'exposition aux rayonnements, pouvant ainsi provoquer des risques pour la santé.

La Belgique n'échappe pas à ces tendances. Au niveau mondial, notre pays fait partie, depuis de nombreuses années, du peloton de tête en ce qui concerne le recours à l'imagerie médicale et il s'y cantonne. On constate, chez nous aussi, une hausse marquée du nombre de scanners de toutes sortes, ce qui conduit à une exposition accrue du patient moyen aux rayonnements. Près de 50% de l'exposition annuelle du citoyen belge aux rayonnements ionisants sont d'origine médicale.

Avantages et inconvénients
 
Les risques sanitaires de l'exposition aux rayonnements sont réels mais limités : il s'agit la plupart du temps d'une faible augmentation du risque naturel de développer un cancer.

Si l'examen radiologique se révèle d'une grande utilité en termes diagnostiques ou thérapeutiques, ce léger inconvénient ne contrebalance pas les avantages que procure l'examen dans l'approche de l'affection dont souffre le patient. 

Il en va bien sûr tout autrement lorsque l'imagerie n'est d'aucune utilité dans le cadre du suivi du patient. Des études montrent que c'est encore malheureusement parfois le cas. Dans ce cas, l'examen ne procure que des inconvénients : un risque accru de développer un cancer consécutif à l'exposition aux rayonnements.


25 Juin 2012


Point de
contact

 
ensreg
 
 
 

INES

 


 version imprimable Home

Copyright 2007 © - Mention légale