L'AFCN donne son feu vert pour la reprise partielle de la production à l'IRE
L'AFCN (l'Agence fédérale de Contrôle nucléaire) a donné aujourd'hui, mardi 28 octobre 2008, son accord à l'IRE de Fleurus pour redémarrer une partie de sa production. Il s'agit plus spécifiquement de la production d'Yttrium, un radioisotope utilisé comme antidouleur dans le traitement de cancers. Suite à l'incident nucléaire survenu à l'IRE en août dernier, l'AFCN avait stoppé toute activité de production dans le bâtiment B6. Le feu vert de l'AFCN fait suite à la vérification effectuée par Bel V en ce qui concerne les mesures prises et implémentées par l'IRE suite à leur approbation par l'AFCN. Ces mesures visaient à améliorer la sûreté au niveau des aspects en rapport avec la production d'Yttrium.
La production d'Yttrium est d'une nature très différente des productions de Xénon, d'Iode et de Molybdène. L'Yttrium est produit par extraction à partir d'une solution liquide de strontium, produit de fission récupéré lors de dissolution de cibles d'uranium irradié des années auparavant. Il n'y a pas de dissolution de cibles lors des opérations d'extraction et donc pas de risques de rejets de Xe, ni d'iode, ce dernier élément constituant le rejet lors de l'incident.
Le redémarrage ne concerne pas toute la production de l'IRE.
L'AFCN souligne que l'IRE doit continuer à tout mettre en oeuvre pour que les installations impliquées lors de l'incident redeviennent opérationnelles.
En ce qui concerne le redémarrage du processus de l'intégralité de la production, Bel V et l'AFCN vérifient actuellement les actions à court terme et à long terme qui ont été prises ou proposées par l'IRE.
Selon l'IRE, les efforts à court terme ont déjà en grande partie été réalisés et font à présent l'objet d'une évaluation.
Les discussions sont encore en cours sur les actions à plus long terme.
Les conditions imposées par l'AFCN sont les suivantes :
- identifier et dresser rapport sur la cause de l'incident et apporter la garantie qu'un incident similaire ne peut pas se reproduire ;
- remettre en service le monitoring des rejets et être en mesure de détecter correctement d'autres rejets éventuels ;
- revoir en profondeur la gestion des alarmes (gestion, détermination de seuils, procédure en cas de déclenchement d'une alarme,...).
- améliorer la ventilation et la filtration.
L'incident a été classé au niveau 3 sur l'échelle INES.
Plus d'information : Karina De Beule , porte-parole de l'AFCN, 0475/480598
28 Octobre 2008




